Le prince noir est originaire des hautes vallées de l’Ariège, dans les Pyrénées ou il vivait en toute liberté depuis très longtemps.
Mérens est le nom d’une commune, située a l’intersection de 3 grandes vallées, connue pour ses échanges commerciaux importants.
Il y a environ 13000 ans, les ancêtres magdaléniens du cheval, vivaient probablement, dans la région de Tarascon-sur-Ariège.
Les peintures rupestres de la grotte de Niaux, représentent de petits chevaux solides et compacts, en poils d’hiver, avec une barbe bien marquée et une crinière hérissée.
Pendant plusieurs millénaires, il aurait vécu ainsi, a l’abri des montagnes, ou il aurait évolue vers le type Mérens.
Au premier siècle avant JC, Jules César fait référencer au cheval de Mérens, dans la guerre des Gaules, le décrivant comme cheval plus docile que rapide.
Les romains le capturaient le l’apprivoisaient, pour le croiser avec des chevaux d’origine orientales.
Durant la campagne de Russie, l’armée de Napoléon, utilisait les Mérens, pour tirer les canons.
Leur bonne adaptation aux conditions climatiques rudes leur permit de revenir de cette campagne.
Ce cheval rustique et solide a su passer a travers les âges, en conservant ses atouts jusqu'à nos jours.
Courtisane au sein dur, à l'’oeil opaque et brun S'ouvrant avec lenteur comme celui d'un boeuf, Ton grand torse reluit ainsi qu'un marbre neuf. Fleur grasse et riche, autour de toi ne flotte aucun Arôme, et la beauté sereine de ton corps Déroule, mate, ses impeccables accords. Tu ne sens même pas la chair, ce goût qu'au moins Exhalent celles-là qui vont fanant les foins, Et tu trônes, Idole insensible à l'encens. - Ainsi le Dahlia, roi vêtu de splendeur, Elève sans orgueil sa tête sans odeur, Irritant au milieu des jasmins agaçants
De toutes les couleurs Du vert si tu préfères Pour aller dans ta vie quand ta vie désespère Pour t'enfuir loin du bruit quand le bruit exagère Et qu'il met un champ d'ombre au bout de ton soleil Quand les parfums jaloux de ton odeur profonde S'arrangent pour lancer leurs signaux à la ronde Et dire que les bois vertueux de l'automne Sont priés de descendre et de faire l'aumône De leur chagrin mis en pilule et en sommeil
De toutes les couleurs Du bleu dans les discours Et dans les super ciels qu'on voit du fond des cours Avec des yeux super et quand on voit l' amour Lisser ses ailes d'ange et plier sous l' orage Quand les gens dérangés par la moisson du rêve S'inquiètent de savoir comment les idées lèvent Et comment l'on pourrait peut-être leur couper Les ailes et la vertu dans le bleu de l'été Quand naissent les idées avec la fleur de l'âge De toutes les couleurs Du jaune à l'étalage Et dans la déraison quand Vincent la partage Quand la vitrine du malheur tourne la page Comme tournent les sols devant vérité
Du jaune dans le vent quand le pollen peluche A l'heure exacte et fait danser le rock aux ruches Quand une abeille a mis son quartz à l'heure- miel
Quand le festin malin semble venir du ciel
Pour rire jaune enfin dans le supermarché De toutes les couleurs Du rouge où que tu ailles Le rouge de l'Amour quand l'Amour s'encanaille Au bord de la folie dans la soie ou la paille Quand il ne reste d'un instant que l'éternel Quand grimpe dans ton ventre une bête superbe La bave aux dents et le reste comme une gerbe Et qui s'épanouit comme de l'Autre monde A raconter plus tard l'éternelle seconde Qui rien finit jamais de couler dans le ciel De toutes les couleurs Dunoir comme un habit Du noir pour ton amour du noir pour tes amis Avec un peu de rêve au bout en noir aussi Et puis teindre du rouge au noir les thermidors Quand Dieu boira le coup avec tous tes copains Quand les Maîtres n'auront plus qu'un bout de sapin
Quand ils auront appris à se tenir debout Avant de se coucher pour tirer quelques coups Et sans doute les quat'cents coups avec la mort
Tic que tac Solitaire à mon affaire Coucher tard lever matin Ça nous porte la navette À boire du pain Manger d'l'eau C'est pour ça qu'suis pas rougeaud
Ah ! Le lundi, on commence la semaine
Ah ! Le mardi, on tape la navette Ah ! Le mardi, on tape la navette Le mercredi, on boit la chopinette Ah ! Le jeudi, on a mal à la tête... Le vendredi, la semaine est bien faite... Ah ! Le samedi, on va voir la chérie... Le dimanche avant-midi, on va à la basse messe... Quand on l'temps, on va à la grande'messe... Le dimanche, après-midi, on prépare le lundi...
Un petit montage maison, mon rosier de la terrasse
Mignonne, allons voir si la rose Qui ce matin avoit desclose Sa robe de pourpre au Soleil, A point perdu ceste vesprée Les plis de sa robe pourprée, Et son teint au vostre pareil.
Las ! voyez comme en peu d'espace, Mignonne, elle a dessus la place Las ! las ses beautez laissé cheoir ! Ô vrayment marastre Nature, Puis qu'une telle fleur ne dure Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne, Tandis que vostre âge fleuronne En sa plus verte nouveauté, Cueillez, cueillez vostre jeunesse : Comme à ceste fleur la vieillesse Fera ternir vostre beauté.
Le chat de la voisine Qui mange la bonne cuisine Et fait ses gros ronrons Sur un bel édredon dondon Le chat de la voisine Qui s'met pleines les babines De poulet, de fois gras Et ne chasse pas les rats Miaou, miaou Qu'il est touchant le chant du chat Ronron, ronron Et vive le chat et vive le chat Je ne dessin'rai pas l'homme et son agonie L'enfant des premiers pas qui gèle dans son nid Je ne parlerai pas du soldat qui a peur D'échanger une jambe contre une croix d'honneur Du vieillard rejeté aux poubelles de la faim Je n'en parlerai pas, mieux vaut ce p'tit refrain Le chat de la voisine Qui mange la bonne cuisine Et fait ses gros ronrons Sur un bel édredon dondon Le chat de la voisine Qui s'met pleines les babines De poulet, de fois gras Et ne chasse pas les rats Miaou, miaou Qu'il est touchant le chant du chat Ronron, ronron Et vive le chat et vive le chat Je n'serai pas l'empêcheur de déjeuner en rond A louanger la sueur qui brûle sur les fronts Je ne parlerai pas de l'ouvrier qui pleure La perte de ses doigts morts aux champs du labeur De la jeune fille fanée avant d'avoir aimé Je n'en parlerai pas, il vaut mieux glorifier Le chat de la voisine Qui mange la bonne cuisine Et fait ses gros ronrons Sur un bel édredon dondon Le chat de la voisine Qui s'met pleines les babines De poulet, de fois gras Et ne chasse pas les rats Miaou, miaou Qu'il est touchant le chant du chat Ronron, ronron Et vive le chat et vive le chat...
Une petite pluie fine Fertilise le sol Do-mi-sol Une petite pluie fine Rafraîchit le pré Do-mi-ré Une petite pluie fine Arrose les lilas Do-mi-la Une petite pluie fine Fait éclater les soucis Do-mi-si Une petite pluie fine Abreuve les résédas Do-mi-fa
Jean-Louis Jacob
Poème "La pluie" - recueil "Poèmes pour bons petits diables
Un écureuil, sur la bruyère, Se lave avec de la lumière. Une feuille morte descend, Doucement portée par le vent. Et le vent balance la feuille Juste au-dessus de l'écureuil ; Le vent attend, pour la poser Légèrement sur la bruyère, Que l'écureuil soit remonté Sur le chêne de la clairière Où il aime à se balancer Comme une feuille de lumière